le 13 mai 2008
Fin de grève en vue
APRÈS plusieurs rebondissements et une grève de près d’un mois, les salariés sans papiers de l’entreprise US Passion Traiteur à Colombes(92) sont sur le point d’obtenir gain de cause.
En fin de semaine dernière, la préfecture des Hauts-de-Seine a déjà confirmé la régularisation, après étude au cas par cas de chaque dossier, de 17 des 20 grévistes.
Par solidarité avec les 3 dont l’avenir continuait de s’écrire en pointillés, la grève a été prolongée, mais 2 d’entre eux devraient obtenir dès aujourd’hui leur récépissé de carte de séjour.
Fin de grève en vue
APRÈS plusieurs rebondissements et une grève de près d’un mois, les salariés sans papiers de l’entreprise US Passion Traiteur à Colombes(92) sont sur le point d’obtenir gain de cause.
En fin de semaine dernière, la préfecture des Hauts-de-Seine a déjà confirmé la régularisation, après étude au cas par cas de chaque dossier, de 17 des 20 grévistes.
Par solidarité avec les 3 dont l’avenir continuait de s’écrire en pointillés, la grève a été prolongée, mais 2 d’entre eux devraient obtenir dès aujourd’hui leur récépissé de carte de séjour.

Le cas du dernier pourrait également se régler dans les prochains jours. « C’est un Sri-Lankais qui a fait une demande d’asile, explique Jean-Claude Amara, le porte-parole de l’association Droits Devant ! Il est convoqué le 16 à la préfecture. »
Sékou est l’un des deux travail leurs sans papiers dont la régularisa tion devrait avoir lieu aujourd’hui.
En attendant, il tue les heures en discutant avec ses collègues, dans la chaleur étouffante du barnum installé sur le parking de l’entreprise.
La tension, elle, est redescendue d’un cran. Beaucoup de ceux qui poursuivent le mouvement, récépissé en poche, sont déjà soulagés…
Pour autant, leur combat n’est pas fini, au moins celui qui consiste à faire évoluer les mentalités ; alors ils sont vigilants sur les termes : «Une victoire ? Non ! Cette régularisation, nous ne l’avons pas volée. C’est terrible de vivre comme ça, tout le
temps la peur au ventre. Qu’est-ce que c’est qu’un sans-papiers ? Ce n’est pas seulement un parasite à la charge de l’Etat. Nous travaillons, nous cotisons et nous contribuons comme tout le monde à l’économie du pays. Nous avons droit à une vie
normale. » Il est presque midi. Un responsable de la CGT arrive avec en main le protocole de fin de conflit.
Dans le document (pas encore signé), l’employeur s’engage à ne lancer aucune procédure à l’encontre des grévistes ; les grévistes, eux, s’engagent à libérer les locaux et à n’entreprendre aucune poursuite contre leur employeur.
Les choses sont sur le point de rentrer dans l’ordre, mais les semaines de grève ont quand même laissé des traces… notamment dans le portefeuille. Pour l’instant, ceux dont la situation s’est réglée n’ont pas la tête à ça : « Un mois sans salaire, quand on a le récépissé en main, on n’y pense pas ! »
[le parisien]
Sékou est l’un des deux travail leurs sans papiers dont la régularisa tion devrait avoir lieu aujourd’hui.
En attendant, il tue les heures en discutant avec ses collègues, dans la chaleur étouffante du barnum installé sur le parking de l’entreprise.
La tension, elle, est redescendue d’un cran. Beaucoup de ceux qui poursuivent le mouvement, récépissé en poche, sont déjà soulagés…
Pour autant, leur combat n’est pas fini, au moins celui qui consiste à faire évoluer les mentalités ; alors ils sont vigilants sur les termes : «Une victoire ? Non ! Cette régularisation, nous ne l’avons pas volée. C’est terrible de vivre comme ça, tout le
temps la peur au ventre. Qu’est-ce que c’est qu’un sans-papiers ? Ce n’est pas seulement un parasite à la charge de l’Etat. Nous travaillons, nous cotisons et nous contribuons comme tout le monde à l’économie du pays. Nous avons droit à une vie
normale. » Il est presque midi. Un responsable de la CGT arrive avec en main le protocole de fin de conflit.
Dans le document (pas encore signé), l’employeur s’engage à ne lancer aucune procédure à l’encontre des grévistes ; les grévistes, eux, s’engagent à libérer les locaux et à n’entreprendre aucune poursuite contre leur employeur.
Les choses sont sur le point de rentrer dans l’ordre, mais les semaines de grève ont quand même laissé des traces… notamment dans le portefeuille. Pour l’instant, ceux dont la situation s’est réglée n’ont pas la tête à ça : « Un mois sans salaire, quand on a le récépissé en main, on n’y pense pas ! »
[le parisien]
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