Val d'Oise
le 16 Mai 2008
LA CGT et certains sans-papiers sont reçus ce matin en préfecture pour évoquer la question des régularisations. Au même moment, un rassemblement d'une centaine d'entre eux est prévu devant le bâtiment. « Dans un premier temps, nous ne déposerons pas de dossiers, nous voulons d'abord discuter des critères de régularisation », précise Philippe Lattaud, secrétaire général de l'union départementale CGT.
A eux seuls, les salariés de l'entreprise de pâte alimentaire Sofrabrick, à Gonesse, représentent près de la moitié des dossiers. Ces derniers sont en grève depuis mercredi où, vers 18 heures, la tension est montée d'un cran lorsque la direction a appelé la police pour demander l'évacuation du site. Finalement, aucune interpellation n'a eu lieu et les employés ont pu rester sur place. Si l'usine tournait encore un peu mercredi, elle a complètement cessé son activité hier, avec une nouvelle occupation du site. Mais le cas des salariés de Sofrabrick est loin d'être isolé. « Nous avons recensé une centaine de cas dans une dizaine d'entreprises, poursuit Philippe Lattaud. Les pouvoirs publics doivent prendre conscience que cette situation ne pourra pas durer éternellement. Bien entendu, nous préférerions éviter la grève pour obtenir les régularisations car, il faut le répéter, il ne s'agit pas de clandestins.»
Ces hommes et ces femmes ont un travail, une fiche de salaire et cotisent, comme tous les salariés de ce pays, aux organismes sociaux. »
[leparisien95]
vendredi 16 mai 2008
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