Le 24 Mai 2008
Seine Saint Denis (93)
ILS ONT PRIS place au centre du gymnase sous les applaudissements des 650 délégués. Les sans-papiers d'OSP et de Casa Nova étaient hier invités pour la dernière journée du congrès de l'union départementale CGT, à Saint-Denis. « On respire enfin, on sort de la clandestinité », confiait l'un d'eux.
Car le combat engagé pour leur régularisation a porté ses premiers fruits. Le patron du magasin Casa Nova (Les Pavillons-sous-Bois) s'est engagé en début de semaine à fournir des contrats de travail pour permettre à ses 7 employés d'obtenir un titre de séjour. Quant aux anciens d'OSP, licenciés en mai 2006, ils sont presque tous sortis d'affaire. Seul l'un d'eux doit encore fournir une promesse d'embauche pour que son dossier soit étudié. Petite victoire supplémentaire, annoncée hier par le secrétaire départemental CGT Thierry Dumez : Souleymane Bagayoko, expulsé en août 2006 au Mali, pourrait obtenir un visa pour venir entendre le jugement des prud'hommes sur OSP, le 9 juin.
Mais Thierry Dumez a tenu à le souligner : « Nous ne voulons pas séparer le sort des sans-papiers des autres questions. » Durant trois jours, les délégués ont notamment débattu des suites de la mobilisation contre la réforme des retraites, après la journée du 22 mai. Ils ont également adopté des axes de travail propres au département, notamment sur la question des salaires. Une pétition doit bientôt être remise au Medef Ile-de-France. A quelques mois des élections prud'homales de septembre, les délégués ont réaffirmé leur volonté d'obtenir plus de moyens pour le conseil de Bobigny et la création d'un second conseil dans le département. Comptant aujourd'hui environ 23 000 adhérents, la CGT 93 espère atteindre le seuil des 30 000 d'ici le prochain congrès.
[le parisien93]
samedi 24 mai 2008
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