Le 22 Mai 2008
EVRY, HIER APRES-MIDI. La manifestation a failli dégénérer hier en début d'après-midi. Partis de la mairie d'Evry, une cinquantaine de sympathisants des étudiants sans papiers du département ont rallié la préfecture, située à quelques centaines de mètres.
Escortés par les forces de l'ordre sur le trajet, ils ont bloqué la route une fois arrivés devant l'administration. Le ton est monté avant qu'une délégation ne soit finalement reçue et que les manifestants restant à l'extérieur n'acceptent de monter sur le trottoir. Une pétition ayant recueilli plusieurs centaines de signatures a été déposée pour la régularisation de trois étudiants en situation irrégulière de la fac d'Evry. Deux d'entre eux ont déjà reçu une obligation de quitter le territoire. Le troisième est encore dans l'attente.
Escortés par les forces de l'ordre sur le trajet, ils ont bloqué la route une fois arrivés devant l'administration. Le ton est monté avant qu'une délégation ne soit finalement reçue et que les manifestants restant à l'extérieur n'acceptent de monter sur le trottoir. Une pétition ayant recueilli plusieurs centaines de signatures a été déposée pour la régularisation de trois étudiants en situation irrégulière de la fac d'Evry. Deux d'entre eux ont déjà reçu une obligation de quitter le territoire. Le troisième est encore dans l'attente.
Au même moment, à la préfecture, les salariés sans papiers de l'entreprise BBF située à Ormoy recevaient une bonne nouvelle. Dix-huit d'entre eux ont été régularisés hier. Seuls deux, d'origine algérienne, sont encore dans l'expectative. « Les accords sur l'immigration entre la France et l'Algérie sont plus complexes », explique un responsable de la CGT. L'entreprise reste occupée comme six autres dans le département.
- Longjumeau : les sans-papiers de Modeluxe dans l'attente. Il leur faudra encore attendre plusieurs mois, sans doute après l'été, pour être fixés sur leur sort. Le procès des 20 ex-employés de Modeluxe, devant le tribunal de prud'hommes de Longjumeau, prévu hier après-midi, a été reporté à une date ultérieure. Le tribunal était hier en grève par solidarité avec les prud'hommes d'Etampes, promis à la fermeture. Ces anciens sans-papiers avaient été les premiers à se mettre en grève et à occuper leur usine, en octobre 2006. Ils contestent toujours leur licenciement, l'entreprise de blanchisserie Modeluxe, basée à Chilly-Mazarin, ayant refusé de les réintégrer après leur licenciement et, ce, malgré leur régularisation obtenue en janvier 2007.
[le parisien91]
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire