mercredi 14 mai 2008

Drame lors d'une interpellation policière : ca se passe aussi en FRANCE le pays de DROIT DE L'HOMME

Le 14 mai 2008

Grasse (Alpes-Maritimes)

REVELES hier en fin d'après-midi par le procureur de la République Marc Désert, les résultats de l'autopsie du jeune Abdelhakim Ajiimi ont apporté de premiers enseignements. Ce jeune Tunisien de 22 ans est décédé vendredi après-midi à son arrivée au commissariat de Grasse, après une interpellation très musclée d'une brigade anticriminalité . Les rapports des deux médecins légistes font état d'une possible pathologie cardiaque et aussi de traces d'asphyxie.

Ces constatations ont donc conduit le parquet de Grasse à ouvrir une information judiciaire pour homicide involontaire et à saisir immédiatement deux magistrats instructeurs. Chargés d'instruire ce dossier très délicat, ces magistrats vont devoir entendre une bonne dizaine de témoins oculaires d'une interpellation qui a tourné au tragique dans le centre-ville. Une première bagarre était survenue quelques minutes plus tôt dans une agence bancaire. Le jeune homme veut effectuer un retrait en liquide qui lui est refusé. Ce qui le rend furieux. Un début de bagarre éclate. Police secours est alertée, p uis Abdelhakim est intercepté par une patrouille de la brigade anticriminalité . Certains témoignages feraient apparaître des contradictions sur la méthode employée par les policiers, dont deux ont été blessés plus ou moins sérieusement. L'un, ayant été projeté contre une vitrine, présente une fracture d'une clavicule.


Tunis ouvre une enquête

Sitôt connues les premières conclusions de l'autopsie, l'avocat de la famille du jeune homme, M e Franck de Vita, du barreau de Nice, a annoncé une constitution de partie civile. « Il s'agit maintenant de pouvoir déterminer quelle est la faute qui a pu être commise en entraînant l'asphyxie, indiquait-il hier soir. Nous attendons la suite des investigations en cours afin que chaque protagoniste dans cette affaire donne sa version des faits. Nous souhaitons que tous les témoins oculaires puissent être également entendus. »

Dans le même temps, les enquêteurs de l'inspection générale de la police nationale poursuivent leurs investigations à Grasse, où une certaine tension commençait, hier après-midi, à se faire jour et où la présence policière avait été discrètement renforcée.

En début de journée, on avait appris que le parquet de Tunis avait ouvert une enquête à propos de cette tragédie et qu'un juge d'instruction tunisien avait adressé au père du jeune homme une convocation pour l'auditionner. Une commission rogatoire a été également adressée aux autorités françaises. Un oncle du jeune Abdelhakim, résidant à Grasse, a déclaré avoir confiance en la justice française pour prendre en compte les déclarations de plusieurs témoins dénonçant « un acharnement » qui a pu être fatal à son neveu.

[le parisien]

Pas d'accord.

Selon des témoins, il aurait été victime d'un "tabassage." Pour la police, il était "violent et non-maîtrisable."

Pas clair.

L'autopsie révèle des "signes asphyxiques" et une "possible pathologie cardiaque" et ne définit pas clairement les causes de la mort.

Pas confirmé. Le père de la victime affirme que son fils n'a "jamais eu de problème cardiaque."

Pas anormal. Selon un policier, la technique d'immobilisation de la "clé au cou" a été utilisée. Elle est enseignée et autorisée.

[laposte]

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