le 30 avril 2008
LES RETRAITES,la protection sociale, le pouvoir d’achat et …les sans papiers. Pour la première fois, les défilés du 1er Mai vont mettre en pleine lumière ces salariés de l’ombre. Ils défileront en tête du cortège parisien de la CGT, qui s’ébranlera demain après midi de la place de la République.
Deux semaines après le déclenchement de leur grève illimitée, suivie par près de 600 personnes dans cinq départements d’Ile de France, les sans papiers vont ainsi à nouveau occuper le devant de la scène.
«Ils devraient être nombreux. Plus que le nombre de grévistes recensés depuis le début du mouvement »,assure Raymond Chauveau, de l’association de soutien aux sans papiers Droits devant !,qui coordonne le mouvement avec la CGT,dont il est membre.
«Le gouvernement s’est emberlificoté dans cette histoire »
De quoi relancer une polémique qui ne faiblit pas depuis la mi avril. Et qui, au fil des jours,embarrasse de plus en plus le gouvernement. Pour l’heure, pas moins de 900 dossiers de salariés réclamant leur régularisation ont été déposés dans les préfectures. Aucune nouvelle décision(après l’autorisation provisoire accordée aux neuf sans papiers du Café de la Jatte à Neuilly ) n’a été annoncée. La procédure est plus lente que ce qui avait été anticipé.«Ona demandé aux préfectures d’aller vite, mais on ne leur demande pas non plus de se précipiter »,explique t on au ministère de l’Immigration.
Du côté des associations, le ton est circonspect :«Le gouvernement s’est emberlificoté dans cette histoire. Il ne sait pas comment annoncer une régularisation large de peur de s’aliéner une partie de son électorat »,résume Jean Claude Amara de Droits devant !«Le mouvement peut prendre de l’ampleur. Avec la CGT, on comptabilise des sans papiers dans une trentaine d’entreprises qui sont prêts à se mettre en grève »,assure t il.
De plus en plus de voix s élèvent pour demander des régularisations massives. Hier, la CGT,la CFDT,la Ligue des droits de l’homme et la Cimade ont adressé un courrier à François Fillon pour lui demander la tenue d une réunion sur la question des salariés sans papiers rassemblant les différents interlocuteurs concernés.Le gouvernement n’a pas encore donné suite et campe sur ses positions. Le Premier ministre, François Fillon, précisait ces derniers jours que «quelques centaines »d'entre eux seraient régularisées.«Pas plus.»
«Ils devraient être nombreux. Plus que le nombre de grévistes recensés depuis le début du mouvement »,assure Raymond Chauveau, de l’association de soutien aux sans papiers Droits devant !,qui coordonne le mouvement avec la CGT,dont il est membre.
«Le gouvernement s’est emberlificoté dans cette histoire »
De quoi relancer une polémique qui ne faiblit pas depuis la mi avril. Et qui, au fil des jours,embarrasse de plus en plus le gouvernement. Pour l’heure, pas moins de 900 dossiers de salariés réclamant leur régularisation ont été déposés dans les préfectures. Aucune nouvelle décision(après l’autorisation provisoire accordée aux neuf sans papiers du Café de la Jatte à Neuilly ) n’a été annoncée. La procédure est plus lente que ce qui avait été anticipé.«Ona demandé aux préfectures d’aller vite, mais on ne leur demande pas non plus de se précipiter »,explique t on au ministère de l’Immigration.
Du côté des associations, le ton est circonspect :«Le gouvernement s’est emberlificoté dans cette histoire. Il ne sait pas comment annoncer une régularisation large de peur de s’aliéner une partie de son électorat »,résume Jean Claude Amara de Droits devant !«Le mouvement peut prendre de l’ampleur. Avec la CGT, on comptabilise des sans papiers dans une trentaine d’entreprises qui sont prêts à se mettre en grève »,assure t il.
De plus en plus de voix s élèvent pour demander des régularisations massives. Hier, la CGT,la CFDT,la Ligue des droits de l’homme et la Cimade ont adressé un courrier à François Fillon pour lui demander la tenue d une réunion sur la question des salariés sans papiers rassemblant les différents interlocuteurs concernés.Le gouvernement n’a pas encore donné suite et campe sur ses positions. Le Premier ministre, François Fillon, précisait ces derniers jours que «quelques centaines »d'entre eux seraient régularisées.«Pas plus.»
[leparisien]
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