BRANLE BAS de combat, hier midi, à la bourse du travail de Massy. Une foule de travail leurs sans papiers s’entasse dans le hall et jusque dans les escaliers depuis 8 heures du matin .Tous espèrent pouvoir discuter avec un membre de l’union locale CGT,en particulier avec Raymond Chauveau. C’est lui qui a organisé la médiatique grève de sans papiers, démarrée le 15 avril, dans une vingtaine d’entreprises d’Ile de France.
«Nous ne vous abandonnons pas »
Au lendemain de l’annonce par Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, d’une possible régularisation, ils sont nombreux à sortir de l’anonymat. Et eux aussi veulent déposer un dossier.
«J ai regardé le journal de 20 heures hier soir et ils disaient de venir à Massy, témoigne un homme, employé depuis huit ans dans une entreprise parisienne de voies ferroviaires. Mais là, je commence à désespérer, il n y a pas d’organisation.»
Débordé, Raymond Chauveau ne s’attendait pas à voir affluer autant de monde. Entre les sans papiers grévistes, venus apporter des compléments pour leur dossier, et les «nouveaux »,souvent isolés dans leur entreprise, difficile d’expliquer à ces derniers qu’il leur faudra attendre encore plusieurs jours pour que leur demande soit prise en compte.
«Nous ne vous abandonnons pas, prévient Raymond Chauveau, juché sur un banc public, lors d’une conférence improvisée. Mais nous devons d’abord nous occuper des camarades grévistes. Quand le président se sera positionné sur la question (NDLR: peut être lors d une intervention ce soir sur TF 1),nous aviserons.»
Harcelé de questions dans une bourse du travail transformée en fourmilière, Raymond Chauveau prend le temps d’écouter, et a un mot pour chacun.«Tu es en grève sans avoir prévenu ton patron ?Retournes y, sinon tu vas te faire virer !»
Au lendemain de l’annonce par Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, d’une possible régularisation, ils sont nombreux à sortir de l’anonymat. Et eux aussi veulent déposer un dossier.
«J ai regardé le journal de 20 heures hier soir et ils disaient de venir à Massy, témoigne un homme, employé depuis huit ans dans une entreprise parisienne de voies ferroviaires. Mais là, je commence à désespérer, il n y a pas d’organisation.»
Débordé, Raymond Chauveau ne s’attendait pas à voir affluer autant de monde. Entre les sans papiers grévistes, venus apporter des compléments pour leur dossier, et les «nouveaux »,souvent isolés dans leur entreprise, difficile d’expliquer à ces derniers qu’il leur faudra attendre encore plusieurs jours pour que leur demande soit prise en compte.
«Nous ne vous abandonnons pas, prévient Raymond Chauveau, juché sur un banc public, lors d’une conférence improvisée. Mais nous devons d’abord nous occuper des camarades grévistes. Quand le président se sera positionné sur la question (NDLR: peut être lors d une intervention ce soir sur TF 1),nous aviserons.»
Harcelé de questions dans une bourse du travail transformée en fourmilière, Raymond Chauveau prend le temps d’écouter, et a un mot pour chacun.«Tu es en grève sans avoir prévenu ton patron ?Retournes y, sinon tu vas te faire virer !»
[le parisien]
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